SÉRIE : APOLOGIE DU VIDE

Titre : en cours de...

Série : Apologie du vide
Titre de l’œuvre : En cours de réapprovisionnement…

Je suis toujours frappée par l’absurde avec lequel le monde humain peut parfois fonctionner.

À l’heure où les crises climatiques imposent une prise de conscience de ce qu’il est nécessaire de faire pour préserver notre planète, ses ressources, et construire un habitat durable pour la vie, un mouvement opposé, abominable et dramatique, s’exprime en parallèle : des guerres qui détruisent, menacent à la fois l’habitat et la vie sur Terre, et polluent.

Dans le même temps, l’humanité développe des technologies capables de maîtriser, dominer, manipuler… jusqu’au temps lui-même.
Oui, aujourd’hui, même les nuages et le climat se dessinent déjà dans les projections d’innovations futures.

Ce paradoxe m’interroge.

Il révèle un monde capable, dans un même élan, de provoquer la vie et la mort, d’identifier l’alpha et l’oméga, sans jamais percevoir, comprendre, ni même savourer, avec vérité et justesse, ce qui s’exprime entre les deux.

Mais une autre réflexion s’impose.

J’ai récemment exploré le paradoxe des algorithmes : ces systèmes qui optimisent, reproduisent, amplifient… jusqu’à lisser le sens lui-même, menant à une forme d’appauvrissement de la singularité (cf article sur Substack).
L’unicité VS l’uniformité…

Là aussi, tout semble conçu pour perturber et questionner.

Dans un monde terriblement esthétique, où tout se fragmente, se divise, et où tout se vend… que reste-t-il de sens finalement ?
Et que restera-t-il demain de nos cerveaux et de notre conscience, si l’humanité ne se réveille pas à temps ?

Apologie du vide / En cours de réapprovisionnement… évoque cela.
Et tant de choses encore…

Et vous, qu’est-ce que cette œuvre évoque pour vous ?
À vos claviers !

© Julie Mechali, Photo et Texte – Tous droits réservés


Série : Apologie du vide
Titre : En cours de formatage…

Je suis toujours frappée par cette étrange nécessité systémique de vouloir tout contenir, toujours, pour enfermer, niveler et mettre dans des cases.
Pour ainsi donner une forme, tracer une limite, créer un compartiment, là où, précisément, rien ne souhaite, ni n’est fait pour être enfermé ni contenu.
Comme si l’indéfini devenait une anomalie à corriger.

Alors on organise. On structure. On rationalise. Toujours plus. Toujours plus fort. Oui, même ce qui, par nature, n’est pas destiné à l’être.

« Bah oui, M’ssieurs-Dames, ça rassure, vous comprenez ! »

Mais qui ? Mais quoi ? Et en quelle vertu ?

Alors, le vide, par le plein, devient la norme, et le plein de l’apparat devient, quant à lui, un vide vaseux, voire indigent.

Warning ! Gyrophare rouge en action.
Erreur système : anomalie détectée. Modèle à corriger demain !

Car lorsque quelque chose déborde, persiste, résiste… se fait unique ;
on impose, on casse, on case, on violente, selon la loi du plus fort et du plus dominant. Pyramidale décision d’un monde pourtant en pleine dérive. Encore !

Mais la liberté, elle, est comme ce nuage… indomptée.

Alors regardez bien…
Dans cet espace encore instable, encore insaisissable… quelque chose de beau respire encore… libre.

Et c’est ici-même que tout se tient.

La vie !

© Julie Mechali, Photo et Texte – Tous droits réservés


Série : Apologie du vide / Titre de l’œuvre : En cours de façonnage…

Je suis toujours frappée par cette étrange inconscience qui consiste à vouloir tout rendre parfaitement identique, dans un monde vivant où l’essence même est pourtant l’unicité. Comme si la différence était une erreur. Comme si le singulier était une tare à corriger.

La capacité d’adaptation de l’être humain n’aurait-elle pas été lentement détournée de sa fonction… par déviance, caprice d’ego ou d’autorité ?

Eh bien oui, il faut obéir, Messieurs-Dames !

Même aux normes absurdes, aux lois insensées et dangereuses, et surtout à toute folle excentricité imposée par un soi-disant faiseur d’autorité, à la fonction redoutable et redoutée.

Alors on martèle. Encore. Et encore. Jusqu’à ce que ça rentre. Jusqu’à la rupture. Jusqu’à l’annulation même de la liberté…
Pourquoi ? Pour que ça se normalise enfin ! Pour « rentrer dans les rangs » ? Mais oui, il le faut bien !

Et si vous êtes différent ? Ce n’est pas grave. On va arranger ça…
Alors ça frappe. Et ça compresse. Ça martèle de plus en plus fort. Jusqu’à laisser la marque souhaitée. L’empreinte. Celle qui, à force, devient indélébile.

On appelle ça façonner, dit-on !

Et si cela fonctionne sur la matière, cela ne devrait pourtant pas si bien fonctionner sur l’âme humaine ? Oups… rectification. Cela fonctionne beaucoup trop bien, manifestement !

Mais à quel prix ?

Alors quelque chose lutte. Puis vacille. Puis cède. Et on imprime, on martèle, jusqu’à ce que ça s’ajuste, se plie ou même que ça tombe malade.
Et puis un jour, on finit par ne plus savoir ce qui, en nous, résistait encore. Ni même pourquoi. On fait avec…

Et finalement, tout se linéarise, jusqu’au silence.

On se tait et on continue ainsi. Et ça frappe, ça brise, ça use, ça inquiète.
Jusqu’à ce que ça obéisse. Sans moufter. Par peur. Oui, par peur d’avoir tort ou d’avoir raison.

Mais surtout, par peur de se rendre compte que l’on s’est soi-même désavoué, voire détourné du sacré.

Alors regardons autour de nous… Le monde actuel, les tensions, les mélodrames aux phrases acerbes, les destructions multiples reportant la faute d’un côté ou de l’autre sans jamais se remettre en question…
Et détrompez-vous, tout est bancal. Rien n’est normal !

Mais devons-nous laisser faire ? Et pouvons-nous faire autrement ?

Oui, la vérité dérange. Elle est même inconfortable pour ceux qui ne la pratiquent pas, ou trop rarement.

La Lumière, elle, ne craint pas de comprendre, ni de voir, ni de changer. Elle est le mouvement même de la vie et de la liberté d’être.

Mais la peur, elle, permet tout. De l’abominable jusqu’à l’excès.
Et c’est tristement vers ça que tout semble converger.

Alors posez-vous la question : quelle part de responsabilité, individuelle ou collective, êtes-vous prêts à assumer pour la postérité ?
L’inconscience a un prix : celui de la médiocrité.

© Julie Mechali – Tous droits réservés


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